Ce matin…

novembre en mai
brumes se font la belle,
café sur la table fume.


du sommeil l’enclume
le matin brume
le café fume
le jour s’allume.


la nuit tangue, ivre,
le matin luit, givre,
résister, respirer, vivre.


le feu langue l’horizon,
mes paupières plissent le brouillard,
un chant, noir cristal,
tinte le jour.


le gris voile le matin,
mes paupières ont chagrin,
mon souffle prend son plein,
la journée prend son train.


mes paupières diaphanes
languissent de la diane,
l’aigle silencieux plane
descendant la soulane.


ma main creuse en coupe,
cueille le bouton rosé,
le matin avance chaloupe,
s’embrase, ciel insensé.

novembre 2015 – février 2016